Jusqu’au 18è siècle, des vignes étaient plantées sur le site du parc de Petřín, qui devient parc public au début du 19è siècle sur l’initiative du comte Chotek, avec l’aménagement d’un réseau de sentiers au milieu de vergers. Il est depuis entièrement accessible tout au long de l’année.
D’en bas, on remarque le mur gothique qui serpente le long du parc, traditionnellement surnommé le " mur de la faim ". Cette fortification ancienne, édifiée au 14è siècle sous le règne de Charles IV, a en effet permis d’embaucher une main-d’œuvre alors menacée de paupérisation.
Le funiculaire (lanovka en tchèque), est comme à la butte Montmartre à Paris un moyen original de monter en haut de la colline sans se fatiguer. Au départ à propulsion hydraulique, il fut électrifié dans les années 1930. Il mène jusqu’à la magnifique roseraie explosant de couleurs au printemps, à l’église baroque Saint-Laurent et à la " Tour Eiffel ", un sosie miniaturisé de la tour parisienne érigée en 1889. Les plus courageux seront récompensés de l'ascension par une très belle vue. A proximité, une autre attraction remporte aussi un grand succès depuis plus d’un siècle auprès des enfants : un labyrinthe aux miroirs déformantes (bludiště en tchèque) situé au cœur d’un édifice à l’architecture fantaisiste. De là, une agréable promenade vous mènera jusqu'au couvent de Strahov et son belvédère.
De l’autre côté du mur de la faim, on se rend dans les jardins Kinsky, du nom de la famille noble qui en était autrefois propriétaire : aménagés dans un style romantique, ils mènent jusqu’à la villa du même nom, où se trouve actuellement le musée ethnographique. On trouve dans cette partie du jardin une curiosité architecturale intéressante : la petite église orthodoxe Saint-Michel, entièrement en bois, avec trois clochers ouvragés. Elle fut transportée depuis l’Ukraine en 1928 après son achat par le musée ethnographique.




















