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Informations clés

Durée
Quand en soirée
Où ? Théâtre National

Description

Rusalka est un conte tragique composé par Antonín Dvořák sur un livret de Jaroslav Kvapil. Le récit allie beauté, terreur et mélancolie, telles qu’elles habitent l’univers des balades du poète romantique tchèque Karel Jaromír Erben, et exprime le rapport à la nature propre aux romantiques ainsi qu’une certaine nostalgie pour un temps mythique, pas encore souillé par la superficialité et l’arbitraire des hommes. La mise en scène de Jiří Heřman fait revivre avec beaucoup de sensibilité le lyrisme qui traverse l’opéra, encore souligné par le ballet des danseuses de la compagnie du Théâtre National.

Rusalka est une ondine, un esprit des eaux, qui désire ardemment avoir une âme humaine afin de pouvoir épouser le prince dont elle est éprise. Malgré les mises en garde de son père l’ondin, elle part en quête d’une sorcière capable de lui donner cette âme humaine, mais pour laquelle elle doit payer le prix fort : perdre sa voix et ne plus jamais revenir au royaume de fées. Rusalka gagne rapidement les faveurs du prince, qui l’invite dans son château ; mais ceux qui l’entourent ne font pas confiance à cette jeune fille muette et d’une étrange beauté. Le prince lui-même, incapable de déchiffrer les sentiments de Rusalka, brûle de désir pour une princesse sensuelle et inconnue qui lui a rendu visite au château, et refuse l’amour de Rusalka. Apparaît alors l’ondin, témoin du cruel bannissement de sa fille, et qui lance une malédiction contre le prince. La pauvre Rusalka ne peut trouver refuge qu’auprès de la sorcière, à laquelle elle demande alors de pouvoir retrouver sa vie d’antan...

La mise en scène est accompagnée de projections de scènes de films aériens : l’illusion est si forte que, souvent, le spectateur ne sait pas quel personnage est en train de danser à l’écran et quel personnage émerge de derrière, mystérieusement, avec toute la grâce d’une ballerine. Avec les robes éthérées et très sobres des fées danseuses, le personnage de l’ondin et l’ambiance inquiétante qui entoure la sorcière et ses sbires habillés tout en noir, l’ensemble des costumes est d’une qualité exceptionnelle. Le personnage le plus dramatique est celui de Rusalka, dont l’innocence et la beauté premières sont petit à petit absorbées par les ombres du monde des hommes, lequel s’impose progressivement jusqu’au premier plan, toujours plus violent, sans égards pour le mystérieux royaume de la magie. Le charme de la mise en scène de Heřman, qui privilégie le côté classique à l’innovation, réside essentiellement en cela qu’en tant que création esthétique, elle fait émerger devant le spectateur toute une palette de motifs évoquant des souvenirs d’enfance, un temps durant lequel les contes de fées sont aussi vrais que la réalité la plus solide. Et ces sentiments s’incarnent de manière fascinante à travers la musique, notamment dans le Chant à la Lune.

L’opéra se divise en trois actes. Il est présenté dans sa langue d’origine, le tchèque, et sous-titré en anglais et en allemand. L’accompagnement est assuré par le chœur et l’orchestre du Théâtre National, la danse par la compagnie du Théâtre National.

Rendez-vous ici :

Théâtre National Národní 223/2 Praha 1 – Nové Město 110 00

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