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Informations clés

Durée
Quand en soirée
Où ? Théâtre des États

Description

S’il est vrai que l’unique opéra de Beethoven, composé à partir d’un livret de Joseph Sonnleithner, n’a pas rencontré un accueil critique particulièrement favorable du vivant de son auteur, les choses ont bien changé depuis, comme en témoigne la version actuellement jouée au Théâtre des États de Prague, dans une mise en scène de Vera Nemirova. C’est d’ailleurs sur cette scène qu’avait eu lieu la première représentation de l’œuvre en Bohême.

L’argument de l’opéra, relativement simple, tourne autour du personnage de Fidelio, avec lequel la belle Marcellina, fille du geôlier Rocco, est censée se marier avec la bénédiction de son père. Mais, habillement dissimulée sous les traits masculins de Fidelio, c’est en réalité Leonora qui se cache : son déguisement lui permet de porter leur pitance aux détenus. Ceux-ci sont à la merci du cruel gouverneur don Pizzaro, qui a fait injustement enfermer Florestan, le mari de Leonora, deux ans auparavant, et qui s’efforce à présent, malgré toutes les réticences de Rocco, de faire assassiner le prisonnier : le ministre don Fernando, qui n’est pas au courant de l’emprisonnement de Florestan, doit en effet bientôt venir visiter la prison...

Ce récit est toutefois fortement dépendant de l’interprétation musicale et dramatique, portée notamment par l’extraordinaire performance du baryton-basse Sebastian Holecek (don Pizzaro) et de la soprano Melanie Diener (Fidelio / Leonora). Quant aux costumes modernes, caractérisés par leur banalité, et à la scénographie plutôt industrielle, conçue par Ulrik Kunz, ils confirment l’idée que l’opéra peut être conçu avec un certain second degré, sur un mode expérimental, au même titre que certains traits d’humour plutôt inattendus. L’instrumentation est assurée par l’Orchestre de l’Opéra d’État, dirigé par le chef Andreas Sebastian Weiser : même dans les passages les plus sombres, elle ne vous plongera jamais dans les affres de la mélancolie, et vous laissera au contraire pleins d’espoir et de gaité. Car, au fond, la conclusion de l’œuvre ne donne pas dans le tragique : le second acte évite les retournements de situation trop complexes pour se concentrer sur une ode au mariage, à la justice et à la fraternité universelle.

L’opéra est interprété dans sa langue d’origine, l’allemand, et sous-titré en anglais et en tchèque.

Rendez-vous ici :

Théâtre des États Železná Praha 1 – Staré Město 110 00

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