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Durée
Quand en soirée
Où ? Théâtre des États

Description

Au premier abord, on pourrait penser que l’opéra-bouffe La Cenerentola, de Rossini, composé sur le motif d’un conte de fées datant de la fin du XVIIème siècle, n’a plus rien pour surprendre le spectateur contemporain. Mais lorsque le metteur en scène s’appelle Enikő Eszenyi, on peut être certain que le résultat sera moderne et original, tout en conservant un côté merveilleux grâce à son histoire classique et à l’atmosphère exceptionnelle du Théâtre des États.

L’histoire est universellement connue : la Cenerentola, c’est-à-dire Cendrillon, est une bonne âme tourmentée par sa méchante marâtre et ses deux filles, qui veulent épouser un prince. Il faudra un miracle pour qu’elle puisse abandonner ses tâches ménagères et devenir, pour un soir, la vedette d’un bal à la cour. Et pour que le prince lui-même tombe amoureux d’elle... Dans cette version de l’opéra, le rôle de la marâtre est remplacé par un méchant baron (qui est aussi joueur de hockey amateur), et le prince qui tombe amoureux de Cendrillon joue d’abord le rôle de son propre valet. Dandini, le véritable valet, est quant à lui obligé d’endosser le rôle de son prince, laissant les sœurs de Cendrillon, qui n’ont que mépris pour le faux valet, se battre pour obtenir sa faveur...

Dans cette mise en scène novatrice, l’opéra est situé dans un cadre contemporain : par leur jeu de scène, mais aussi grâce à un savant maquillage, les sœurs de Cendrillon évoquent ici les couches les plus basses de la population américaine, les « white trash », bien qu’elles soient filles d’aristocrate ; le prince-valet porte un blouson en cuir et un t-shirt sur lequel est écrit « Limo Driver » ; l’arrivée du faux prince au bal rappelle un concert de rock’n’roll des années 60, et Cendrillon ne roule pas en carrosse, mais dans une voiture blanche et rutilante… Cet opéra vous enchantera notamment par son côté très dynamique, ses danses et son humour presque grivois, souligné par une série de pantomimes et une intervention théâtrale. Mais tous ces éléments ne nuisent en rien à la partie lyrique, qui garde toujours le niveau d’un excellent opéra, ce qui permet d’ailleurs à la mise en scène de se laisser aller à l’expérimentation, tant avec le récit qu’avec le genre.

L’opéra est divisé en deux actes. Il est présenté dans sa langue d’origine, l’italien, et sous-titré en tchèque et en anglais. L’accompagnement est assuré par le chœur et l’orchestre du Théâtre National.

Rendez-vous ici :

Théâtre des États Železná 539/24 Praha 1 – Staré Město 110 00

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